des découvertes culturelles (janvier 2016)

Un mois particulièrement riche, notamment dans la section des animes. Je ne vais pas tout lister cependant, car je me suis souvent arrêté au premier ou au troisième épisode pour certaines séries.

Films

Top Rooty tooty point and shooty (Tony Scott, 1986): je l'ai regardé, je l'ai oublié. Je ne m'explique pas sa place dans la liste des 500 meilleurs films selon Empire. N'y avait-il vraiment pas mieux que Top Rooty tooty point and shooty pour l'inclure dans les 500 ? Vraiment ? Même en cherchant un peu ?

The Bourne Identity (Doug Liman, 2002): une impression d'avoir vu ce genre de films cent fois.

The Bourne Supremacy (Paul Greengrass, 2004): la femme-trophée, la femme-objet se fait tuer dès le début du film. Expédié, ni vu ni connu. C'était bien la peine de la maintenir en vie dans le précédent opus. La caméra bouge tout le temps, le réalisateur a la tremblotte, c'est très triste.

28 Days Later (Danny Boyle, 2002): j'aime la réinterprétation que fait ce film de certains passages de la Bible, notamment le déluge, Adam et Eve, l'arche de Noé.

A History of Violence (David Cronenberg, 2005): la famille comme élément indissociable, où tous les membres ne forment qu'une entité. Si l'un d'entre eux mute, c'est tout le corps qui change. Le poison entré par le père affecte les enfants, la mère. De l'intérieur, la famille nucléaire se déchire. Il faut expurger le mal, le faire sortir pour retrouver un fonctionnement normal. Mais c'est trop tard, rien ne sera plus vraiment comme avant désormais. Je vous recommande de le regarder

High Fidelity (Stephen Frears, 2000): que cet homme à la morale hautement discutable, qui affiche son cynisme et son mépris envers les femmes, puisse trouver une fin heureuse me donne envie de vomir. A côté de ça, toutes les références musicales ne m'ont guère atteintes, ce n'est pas mon univers musical, loin de là.

Atonement (Joe Wright, 2008): une photographie et un sens de la mise en scène évidents. On peut qualifier le réalisateur de maniériste, il n'empêche qu'il est allé au bout de son projet, sans faillir ni en faire trop. Je vous recommande de le regarder.

2001: A Spaaaaace Odyssey (Stanley Kubrick, 1968): visionnage annuel. Toujours aussi splendide. Je vous recommande de le regarder.

Dog Day Afternoon (Sidney Lumet, 1975): l'art de faire un film avec trois bouts de ficelles et une trame famélique. On a pitié de ces braqueurs amateurs, de ces policiers pris au piège entre la foule et les médias.

Soshite chichi ni naru (Hirokazu Koreeda, 2013): ce fut agréable, mais pas transcendant. Quelques plans qui ont du sens, mais tout le reste traîne un peu la patte.

Samsara (Ron Fricke, 2011): film beaucoup plus agressif que le premier au niveau de la critique de la société consumériste. Des images magnifiques, une réalité dure à avaler. Je vous recommande de le regarder.

Le Garçon et la Bête (Mamoru Hosoda, 2016): j'ai mieux apprécié ce film que tout le reste de la filmographie de Hosoda. Moby Dick est le mythe de ces deux derniers siècles, à n'en pas douter, mais l'adapter reste difficile. Hosoda semble prendre la métaphore un peu trop littéralement, c'est dommage. Je vous recommande de le regarder.

Séries

Gakusen Toshi Asterisk (A-1 Pictures, 2015) - saison 1 (12 épisodes): rien de nouveau sous le soleil. Un garçon invincible et son petit comité exclusivement féminin. Une école pour adolescents doués pour la magie. Circulez, il n'y a rien à voir.

Sakurako-san no Ashimoto ni wa Shitai ga Umatteiru (TROYCA, 2015) - saison 1 (12 épisodes): ce ne sera pas l'anime de l'année, mais il est rafraîchissant au milieu de tous les harems. La relation entre l'apprenti et la détective est charmante. Cette dernière est obsédée par les os, mais ça n'en fait pas pour autant un monstre de maniérismes et de TOCs à la Sherlock sauce BBC, et c'est agréable. Je vous recommande de la regarder.

Concrete Revolutio: Choujin Gensou (Bones, 2015) - saison 1 (13 épisodes): la narration, fragmentée, exigeante, mystérieuse, peut lasser au bout d'un moment. Certains animes croient qu'il suffit de ne pas mettre les événements dans le fil chronologique pour rendre le tout plus intéressant, et tombent dans le piège de l'artificialité. Baccano, par exemple. Concrete Revolutio est au bord du trou et manque d'y tomber parfois, mais le propos global le sauve in extremis. Un deuxième visionnage me paraît nécessaire cependant. Je ne sais pas si j'ai tout saisi. Je vous recommande de la regarder

Shimoneta to Iu Gainen ga Sonzai Shinai Taikutsu na Sekai (J.C Staff, 2015) - saison 1 (12 épisodes): ce fut très sympathique mais très irrévérencieux. En tapant en dessous de la ceinture constamment on atteint une forme de comédie exacerbée qui peut fatiguer mais ça reste regardable. Je pense distinguer une petite critique de la société japonaise, mais c'est difficile de trouver de la substance au milieu des situations graveleuses.

Rokka no Yuusha (Passione, 2015) - saison 1 (12 épisodes): au début je n'ai pas trop vu l'intérêt, et puis l'intrigue s'installe, lentement. Je me dis que ça aurait pu être mieux si ça n'avait pas été un anime et les travers du médium i.e les personnalités unidimensionnelles et forcées.

Manga

Shingeki no Kyojin (Hajime Isayama), chapitre 77: comme d'habitude.

Livre

Introduction aux enjeux artistiques et culturels des jeux vidéo (Sébastien Genvo, 2003): franchement moyen, après m'être renseigné dessus j'ai appris que c'était le mémoire de Master que l'auteur a réussi à faire éditer. Il y a trop d'approximations, voire d'erreurs factuelles (non, Pac-Man n'a pas nécessité 800 personnes pour le développer) et de généralités pour en ressortir satisfait.

 
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