des découvertes culturelles (novembre 2015)

Qu'avons-nous ce mois-ci ?

Films

2 automnes 3 hivers (Sébastien Betbeder, 2013): une oeuvre anecdotique. C'est difficile de transmettre quoi que ce soit à travers les vies de bourgeois parisiens, malheureusement, ce n'est pas un univers qui me concerne, et j'aimerais ne jamais en faire partie si possible. Forcément, ça limite l'impact. On regrettera aussi une imagination pauvre et appauvrie qui nous ressert du plan en face caméra à n'en plus finir. Exercice de style ? Sans doute. Cache-misère ? Certainement.

Ikiru (Akira Kurosawa, 1952): C'est tout de même autre chose que les tribulations de deux Parisiens. Une histoire poignante, un personnage principal qui crève l'écran avec sa tristesse, sa résignation, son dos courbé et ses yeux fuyants. On compatit jusqu'au bout au sein de ce système, cet ennemi de la vie, ce purgatoire fait de protocoles, démarches administratives et autres gymnastiques. Certains plans sont magnifiques, immobiles, empathiques, jamais voyeurs, toujours sensibles. Je vous recommande de le regarder.

Raiders of the Lost Ark (Steven Spielberg, 1981): C'est sympathique, ça ne restera qu'un -grand ?- film d'aventures cependant. Je n'ai pas d'atomes crochu avec le genre, aussi grandiloquent soit-il. C'est le meilleur des quatre, tout de même, ça c'est indéniable.

Indiana Jones and the Temple of Doom (Steven Spielberg, 1984): La première partie avance lentement, peu assurée, mais on s'accroche encore. Et puis la photographie vire au rouge, on passe trois quarts d'heure sous la montagne, devant un sacrifice qui n'en finit pas, et on s'ennuie. On s'ennuie comme ce n'est pas permis dans un film d'aventures. Ici, l'image se fait statique, rien ne bouge, c'est aux antipodes du principe de bouger dans tous les sens, faire des cabrioles, jouer aux aventuriers enfin. Dommage.

Indiana Jones and the Last Crusade (Steven Spielberg, 1989): Je n'en retiens plus grand-chose déjà, il m'est déjà sorti de la tête. Il y avait un concept intéressant à propos du Graal qui ne pouvait pas sortir de son carcan, j'ai bien aimé. Le reste, c'est déjà dans mes limbes.

Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (Steven Spielberg, 2008): Aïe, aïe, aïe. C'est un peu brouillon, les dialogues et les acteurs sentent la nostalgie, et moi je n'aime pas la nostalgie, c'est une bien piètre compagnonne de route.

Jeux vidéo

Pid (Might and Delight, 2012): J'ai souffert, mais j'en suis arrivé à bout. Le voyage valait le détour, mais est-ce que tout le monde pourra en profiter ? Je ne pense pas, et c'est dommage. Il y a des choses qui méritent d'être vus dans ce jeu, certaines scènes, certains niveaux, mais il faut tellement souffrir pour y arriver. Beaucoup seront laissés sur le carreau. Regrettable. Je vous recommande d'y jouer, d'essayer en tout cas.

Sandstorm (Daniel Linssen, 2015): Journey sans la mise en scène, sans la poésie pré-mâchée. Tout comme son pendant désertique, ce n'est pas la destination qui est importante, mais le trajet pour y arriver. Se perdre dans Sandstorm provoque un sentiment particulier. Aussi, je déteste ce chameau. Je vous recommande d'y jouer.

FFFFFF (Daniel Linssen): Rejoué à l'occasion. Efficace, frustrant, rapide. Flappy Bird, pour toute la haine suscitée, à tort, restera une oeuvre qui me manquera pour sa candeur et son attitude vis-à-vis des joueurs, ces consommateurs rois.

Busy Busy Beaver (Daniel Linssen, 2014): Distrayant, les contrôles sont nerveux. Daniel Linssen est quelqu'un à suivre de près, ses dernières productions sont tout à fait intéressantes.

Musique

The Sun and Moon OST (Dubmood, 2015): Toutes les pistes ne sont que des variations d'une même mélodie, avec des thèmes émergents et combinés. En dehors du jeu, c'est difficile d'apprécier, mais j'ai voulu écouter quand même, pour me faire une idée de l'ambiance, avant de m'essayer au titre, un jour.

Séries

One Punch Man (MadHouse, 2015), épisode 1 à 9: Une qualité d'animation qui met bien en valeur les scènes d'action, primordiales dans cette oeuvre. One Punch Man est ce que Kill La Kill aurait pu être, si ça avait suivi jusqu'au bout son premier but. Le mélange de cynisme et d'absurde qui fait le fond de l'anime permet d'effectuer une jolie introspection au cœur des shounen. Je vous recommande de le regarder.

Mangas

Shingeki no Kyojin (Hajime Isayama), chapitre 75: On avance, on avance.

Expositions

Cité du chocolat Valrhona, Tain l'Hermitage: Déçu par ce musée qui est plus une excuse pour y accoler une boutique en fin de parcours qu'autre chose. Non pas que ce qui est proposé dedans n'est pas intéressant, et puis les dégustations à l'intérieur sont appréciables, mais on en ressort avec un vague sentiment d'avoir perdu son temps et de ne pas avoir appris grand-chose. Les enfants s'en sortent mieux, je pense.

 
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